Solidarité avec deux étudiants de PERPIGNAN, GAV

Solidarité avec deux étudiants de PERPIGNAN, GAV

Messagepar Philippe Perpignan » 20 Déc 2007, 17:04

Communiqué de presse...

Les retombées du mouvement étudiant pour le retrait de la loi "LRU" indiquent que les instances de l'Université tiennent à discréditer la lutte en la criminalisant et envoyant devant la justice deux « des portes paroles » du Comité de grève sur les fallacieux prétextes : « vol, dégradation et menace de mort ».

Militants de la Coordination des Groupes Anarchistes et du syndicat SUD-Etudiant, Yann et Pierre ont été interpellés à leur domicile, ce jour, mercredi 19 décembre à 8h00 (dont une perquisition).

Nous condamnons cette dérive juridico-policières qui tend à personnaliser une lutte qui a mobilisé plus d’un millier d’étudiants sur Perpignan, tout au long du mois de novembre.

Nous revendiquons :
- la libération sans condition de nos compagnons,
- l’arrêt des poursuites à leur encontre,
- la reconnaissance des droits sociaux fondamentaux de manifestation, de grève et de contestation


Groupe Puig Antich (CGA Perpignan)
antich@wanadoo.fr

SUD-Etudiant Perpignan
sudetudiant_perpignan@no-log.org
Philippe Perpignan
 
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Le syndicalisme n’est ni un crime ni un délit

Messagepar Philippe Perpignan » 20 Déc 2007, 17:05

Deux militants de Sud étudiant Perpignan ont été interpellés à leur domicile dès 7 heures, ce matin. Depuis, ils sont en garde à vue au commissariat de Perpignan. Les accusations portées contre eux sont infondées puisqu’il s’agirait de « vol, dégradation et menaces de mort ». D’après l’avocat des inculpés, ce seraient des enseignant-e-s qui auraient porté plainte directement, pour autant il est probable que les autorités de l’université ne soient pas totalement étrangères à ces accusations.

Ces arrestations révèlent une nouvelle fois la volonté de criminaliser les mouvements sociaux : s’il n’y a aucune preuves pour appuyer ces accusations, les forces de polices ont bien la preuve que les militant-e-s de Sud étudiant luttent depuis longtemps pour une université publique, gratuite et ouverte à tou-te-s.

Nous n’admettons pas que les autorités réservent un traitement de criminels aux syndicalistes.

Ces deux arrestations s’inscrivent dans un contexte global de criminalisation des mouvements sociaux. Le gouvernement, en réformant le droit de grève, cherche déjà à faire passer les cheminots pour des « preneurs d’otages ». Dans les universités, les administrations suivent docilement leur ministre en traitant les grévistes de « terroristes » ou « Khmers rouges ».

Plusieurs grévistes ont déjà été arrêtés dans d’autres villes, dont de nombreux syndicalistes, en particulier de Sud étudiant : à Lyon, Paris, Rennes, Montpellier, etc.

Nous demandons que les deux militants de Sud étudiant arrêtés à Perpignan soient immédiatement libérés. Nous revendiquons la fin des poursuites et l’amnistie de tou-te-s les inculpés politiques des mouvements sociaux.

Fédération SUD-Etudiant
Philippe Perpignan
 
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Messagepar Philippe Perpignan » 20 Déc 2007, 17:09

Les deux camarade de Perpignan ont vus leur garde à vue prolongé de 24H.
Ils sortiront au plus tard vendredi matin.
150 personnes se sont rassemblées mercredi à 17H devant le commissariat.
Un nouveau rassemblement aura lieu ce soir à 17H.

!!! Solidarité !!!
Philippe Perpignan
 
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Messagepar Philippe Perpignan » 20 Déc 2007, 17:13

Pour info : communiqué des étudiant-e-s de Perpignan (mercredi 19/12)

Aujourd'hui à 8h, deux membres du comité de grève ont été interpellés à
leur domicile pour motifs de dégradations, vols et menaces de mort.

Cette arrestation nominative et sans aucune preuve rentre dans la
politique de repression du gouvernement. Cela n'est pas une surprise
dans la mesure où le président de l'université a fait mention à
plusieurs reprises de représailles envers les membres du comité de
grève.

Cette arrestation reste injustifiée car seul deux cammarades parmis les
plus actifs ont été ciblés sans aucune charge précise à leur encontre
(malgré perquisition à leur domicile).

Nous appelons tout le monde à se réunir à 17h devant le commissariat dePerpignan afin d'exiger leur liberation. Et dès maintenant a nous
rejoindre sur la fac pour sensibiliser un maximum d'étudiants.

Seul le nombre nous permettra d'obtenir leur libération rapidement !!!

Le comité de grève...
Philippe Perpignan
 
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Messagepar Philippe Perpignan » 20 Déc 2007, 17:17

Perpignan : la répression continue

Deux étudiants de l’Université de Perpignan, Yann et Pierre, ont été arrêtés ce matin mercredi 19 décembre 2007 à 7 heures et à leur domicile au motif de « dégradations, vol et menaces de mort » (confirmé par leur avocat à 12 h 20). La police perquisitionne leurs deux domiciles en ce moment. Nous constatons avec stupeur et avec un très profond écoeurement que les motifs cités ci-dessus émanent d’une plainte formulée par M. Jean Benkhélil, Président de l’Université de Perpignan Via Domitia, soutenu par son conseil d’administration. Cette plainte figure en page d’accueil du site officiel de l’UPVD, une université qui crache sur ses étudiants !

Il y a peu, le même Président, qui invitait les vigiles en blousons noirs (milices privées et non assermentées) sur le campus (coût 40 000 euros), attestait que c’était pour prévenir des heurs « entre étudiants », preuve aussi que, si l’amphi 4 était bloqué au titre de la demande d’abrogation de la LRU, l’amphi 3 était aussi bloqué au titre de la reprise des cours, et que, des deux groupes adverses (on n'a rien fait pour les rapprocher), on peut légitimement se demander lequel était le plus violent, ou lequel était réellement noyauté par des éléments extérieurs, ou extérieurs de l’intérieur à savoir des enseignants encartés…

Quel que soit le degré (subjectif) de gravité des faits et l’étendue (réelle ou supposée) des dégâts (matériels pour l’administration, physiques pour la coordination étudiante), il y a un grave excès à porter plainte au pénal et à traiter des revendications politiques et des inquiétudes professionnelles en actes délictueux. Non seulement on interdit ou en empêche tout débat de fond sur la LRU, mais on considère comme une attitude coupable le fait d’oser la lire, l’analyser et la dénoncer comme une infâmie - elle-même produit d'une concertation "choisie" (CPU et non CP-CNU par exemple !).

On assiste incontestablement à une grave criminalisation des luttes étudiants qui, même si elles ont usé de modes radicaux comme le blocage, ne relèvent pas pour autant du pénal et du délit de droit commun : à ma connaissance, quoi qu’en disent certains enseignants hystériques (qui ont eux-mêmes « débloqué » l’amphi 4 avec grande violence le mercredi 5 décembre), il n’y a eu de blessés que du côté des étudiants grévistes. Quant aux dégradations (tags et graffiti sur les murs de l’amphi, ou dommages d’une autre nature ?), il est facile de faire porter le chapeau a posteriori à ceux qu’on a déjà désignés, stigmatisés et criminalisés. D'autres dégradations ont été commises après les événements : commises par qui ? et pourquoi ?

On a parfois honte de la corporation où nous devons cohabiter avec certains collègues que ne dérange aucunement l’idée de voir des jeunes gens turbulents arrêtés à demeure et au matin. Que ceux qui ont parlé de menaces de mort jurent que l’idée même ne vient pas d’eux ! ou plutôt le parjurent… Comment peut-on à ce point enseigner et haïr de concert ? Même les grands bavards syndicaux sont absents ou en retrait. Que se passe-t-il dans cette petite université ? et dans tout le pays ?

Des décisions suivront. Je vous informerai ! Pour l’heure, je suis trop abattu pour continuer sereinement. Il n’y a toujours pas de coordination SLU à Perpignan. Demain peut-être… Je vais prendre l’air. Je reviendrai : on n’a pas le droit d’abandonner Yann et Pierre !

JLO,
Un enseignant en colère contre la LRU et ses portefaix locaux et localistes
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Messagepar Daroussin » 22 Déc 2007, 16:17

Communiqué d'un étudiant en fac de géographie à tous les étudiants en
lutte pour l'abrogation de la loi "L.R.U." et ses dérives

Vendredi 30 novembre 2007, le président de l'université de Perpignan
Mr. BEnkhélil fait appel, en cachette avec les antibloqueurs, à un
débloquage violent le soir même vers 21h 30. Cet appel se répand
jusqu'aux membres d'organisations groupusculaires d'extrême droite
... mais cela n'échappe pas à la mobilisation étudiante en grève depuis
un mois; qui réunit les armes et repousse l'agression fasciste; sous les
yeux écarquillés de Mr Benkhélil; alors que la police se fait complice de
cette charge anti-bloqueurs en la laissant entrer sur le campus et en
intervenant... à la fin de la "bataille". Bref provocation à la violence... sans doute et à des fins répressives du mouvement social de contestation pour une fac gratuite critique et populaire*.
Les étudiants mobilisés et réunis en comité de lutte dans l'amphi pirate
de l' OQP.V.D. (Université de Perpignan Via Domitia Occupée) pour
l'abrogation de la L.R.U. se voient ce même jour coupés d'électricité et de wifi... toujours dans cette logique de dissuasion et de provocation. Plus tard pour protester, j'ai même essayé de m'immoler par le feu (...mais sans succès) face à l'attitude navrante du président et à l' écoeurement des camarades en lutte.

Vendredi 21 décembre 2007, à la veille des vacances de Noel, la
mobilisation étudiante toujours présente à l' OQP.V.D. est encore solidaire contre la décision d'un seul ( Mr Benkhélil) de réprimer et de
criminlaliser deux étudiants innocentsYann et Pierre. J' appelle à soutenir
les camarades étudiants militants par la manifestation, avant la rentrée
universitaire, pour la réintégration de leur statut d'étudiant (supprimé après décision en compuration immédiate), au Palais de Justice
de Perpignan et dès la rentrée au batiment A de l'OQP.V.D., pour la démission de Mr Benkhélil de son poste de président suite à cette injustice.
.
*N.B.: la loi L.R.U. ou loi Pécresse votée en sous-représentation en Juillet- Août ne garantit aucunement ces revendications de droits.
L'art est devenir permanent.
Daroussin
 
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Messagepar Philippe Perpignan » 24 Déc 2007, 22:00

Poursuites judiciaires démesurées contre deux étudiants

Université de Perpignan : Communiqué du 20.12.2007

La relation pédagogique est fondée sur le respect mutuel et réciproque de l’ensemble des membres de la communauté universitaire. Si nous ne pouvons pas approuver les menaces proférées et inscrites sur le mur, nous condamnons la démarche qui a poussé certains de nos collègues à porter plainte nominativement contre deux étudiants. L’arrestation à domicile, la mise en garde à vue et la perquisition sont des mesures violentes et disproportionnées au regard des faits qui semblent leur être imputés. Ces deux étudiants sont identifiés comme des responsables syndicaux, particulièrement visibles dans le mouvement, ce qui nous rend très inquiets des risques de criminalisation de la contestation étudiante

L’Université doit rester un lieu d’expression et de liberté d’opinion et nous nous insurgeons contre ces atteintes à nos libertés. C’est pourquoi nous demandons le retrait des plaintes.

21 personnels de l’Université de Perpignan, premiers signataires :

Jacqueline AMIEL-DONAT, Professeur Droit privé ; Pascale AMIOT, Mcf Anglais ; Sophie AVARGUEZ, Ater Sociologie ; Corentin BARBU, Chargé de TD ; Patrick BARTHE, Technicien ; Hervé BLANCHARD, Mcf Economie ; Ahmed BEN NAOUM, Professeur Sociologie ; Marie CHARTIER, vacataire Sociologie ; Joëlle CORDESSE, Chargée de TD ; Alain GIRARD, Mcf Sociologie ; Marie GRAU, Bibliothécaire IFCT ; Aude HARLÉ, Ater Sociologie ; Rachid ID YASSINE, vacataire Sociologie ; Philippe LANGLOIS, Professeur informatique ; Eliane LE DANTEC, Mcf sociologie ; Marie-Anne LEFEVRE, Mcf Géographie ; Suzanne MARTZLUFF, Documentaliste SCUIO ; Elsa MATZNER, Mcf Anglais ; Jean-Louis OLIVE, Mcf Sociologie-Ethnologie ; Bernard SCHEOU, Mcf STHI ; Nathalie SOLOMON, Mcf Lettres.

16 autres pétitionnaires au 21 décembre 2007 :

Pierre-Luc ABRAMSON, Professeur émérite études hispaniques ; Laurence AUBRY, Mcf stylistique ; Cristina BADOSA, Pr Catalan ; Robert BARNOYER, Mcf Economie ; Dominique BERNARDO, Mcf Sociolinguistique ; Martine BERTHELOT, Mcf Catalan ; Mireille BILGER, Professeur Linguistique ; Eliane BRELY, bibliothécaire adjointe site Percier ; Marie C. EL JAI SIMON, Mcf Génie informatique ; Yves GILBERT, Mcf Sociologie ; Martine GRISENTI, Mcf Mécanique IUT Perpignan ; Jean JACOB ; Brigitte JOURDAIN, Infirmière ; Isabelle PIEROPAN, attachée d’administration ; Hélène PINEL, secrétaire ; Claudine VIVES, secrétaire.

61 Etudiants et autres personnels Hôtel de Police, le 20 décembre 2007, 18 h :

Mickaël ACQUITTER, étudiant ; Maria AGRELO, étudiante ; Alexandra ALAZET, étudiante ; Ingrid AMPOSTA, étudiante ; Caroline ARMANDICO, étudiante ; Tanguy AUBÉ, étudiant ; Delphine AZNAR, étudiante ; Bérangère BACHELLE, étudiante ; Esteban BALLESTER, maçon retraité ; Claude BÉGUÉ, psychologue ; Sandrine BERTRAN, étudiante ; Thomas BONIS, étudiant ; Martine BOURY, formatrice ; Marie-Hélène BOUSQUET, auxiliaire puéricultrice ; Alexandra BRAVO, étudiante ; Robert BRAVO, étudiant ; Sylvie BRAZES, adjointe administrative ; Véronique BUSSON, enseignante ; Christiane CHATARD, adjointe au maire ; Sebastian CHONG, étudiant ; Alexy CONTRERAS, étudiant ; Yannick DEPRAUW, musicien engagé ; Marion DROT, étudiante ; Julie FABREGUE, étudiante ; Asunción FERNÀNDEZ, étudiante ; Sarah FICKEN, étudiante ; Montserrat FURTOS, retraitée ; Lysiane GARCIA, étudiante ; Fanny GAUTHIER, étudiante ; Amapola GRACIA, factrice ; Olivier GUIBERT, étudiant ; Sabine HARLÉ, étudiante ; Francine KUENEMANN, sans fonction ; Nina LAAS, étudiante ; Rebecca LEGER, étudiante ; Marie-France LESPARRE, LCR ; Elise LOPEZ-SIMIER, étudiante ; Vanessa LORENZINI, étudiante ; Jugurtha MEGDOUD, étudiant élu CEVU ; Pierrette MELIEU, secrétaire médicale ; Chloé MONROIG, étudiante ; François NAVARRETE, prothésiste dentaire ; José OLIETE, plâtrier ; Franck Thierry PAREDES, étudiant enragé ; Claire PLASMAN, étameuse ; Emmeline RANOUIL, étudiante ; Benjamin RESSEGUIER, étudiant ; Fabien RIMBAUD, musicien ; Cyrillia ROIG, étudiante ; Julia ROURE, étudiante ; Blandine SALIES, étudiante ; Morgane SORMANT, étudiante ; Mathieu TASTET, étudiant ; Nicolas TERUEL, étudiant ; Isabel TULUMELLO, étudiante ; Benoît VALLOT, étudiant ; Morgane VAUTHIER, étudiante ; Lauriane WEINLAND, étudiante ; Maud YVON, étudiante ; Leïla ZAZOULI, étudiante.

98 signataires

Premières adhésions nationales :

Marie-Alix DEFRANCE, adhérente à SLR ; Danièle GHESQUIER-POURCIN, chercheur en épistémologie, SLR ; Michel LAVAUD, Economie ; Jean-Louis LELEU, Professeur et DU, Université de Nice ; Ilda MENDES, MCF, Paris 3 ; Magali SOULATGES, Mcf Littérature XVIIIe Avignon…

Plus de 100 signatures au 23.12.2007 (et ce n’est pas fini…)

Communiqué du 21.12.2007

Afin que les choses soient bien claires, je remets en ligne la synthèse qui suit (dans l’attente d’un rapport plus détaillé)

INFOS TGI PERPIGNAN CE VENDREDI 21.12.2007

Aujourd’hui transférés de l’hôtel de police au palais de justice en fourgon cellulaire, menottés et enchaînés l’un à l’autre, Yann Dubois et Pierre Abet ont connu deux nuits blanches en garde-à-vue puis été confrontés à deux des trois plaignants convoqués (le troisième s’étant fait excuser pour "dépression").

Les seules charges retenues sont "outrage et menaces aggravées" (et non plus menaces de mort : quand on ne sait pas, on évite d’écrire n’importe quoi et de préjuger avant les juges). Les charges de vol et de dégradation sont abandonnées, mais cela dit l’enquête continue...

Après une longue attente, et avant d’être relâchés, ils se sont vus signifier une mise en examen avec contrôle judiciaire très strict : entre autres une interdiction absolue de s’approcher de l’université et de quitter le territoire du département. Leurs ordinateurs personnels sont saisis et mis sous scellés. Est-ce assez "ferme", selon la lexicologie utilisée par l’un de nos chers collègues ?

A suivre...

Jean-Louis Olive
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Messagepar Philippe Perpignan » 24 Déc 2007, 22:08

Communiqué de presse de la CGA

Mercredi 19 décembre au petit matin Yann et Pierre, militants à la Coordination des Groupes Anarchistes et à Sud Étudiant ont été arrêtés à leur domicile. La police a procédé à une perquisition de leur domicile et à la saisie des ordinateurs. A l'origine de cette opération juridico-policière, des plaintes contre X pour "vols, dégradations et menaces de mort", déposées par les instances de l'Université et par quelques enseignants.
Comme dans de nombreuses villes de France, les étudiants ont subi une répression sévère allant des évacuations policières musclées en passant par des fermetures administratives et dans de nombreuses facs par des plaintes et des conseils de disciplines. Nos deux camarades, tous deux porte-paroles lors du mouvement étudiant à Perpignan, font les frais de la volonté du pouvoir de discréditer et criminaliser partout la lutte contre la LRU qui agite les universités depuis le mois d'octobre.

A l'issue d'une garde à vue de 48h, aucune des charges initiales n'a été retenu contre eux. Des plaintes nominatives d'insultes ont été déposées par des enseignants à l'encontre de Pierre et Yann. Uniquement à partir de ces accusations, Yann et Pierre sont placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le département, de se rencontrer et de se rendre à l'Université. Ceci alors qu'il y a présomption d'innocence.
Nous dénonçons ces pratiques qui font encore monter d'un cran la répression sur les mouvements étudiants. Nous dénonçons ces mesures d'acharnement qui ont pour but de faire rentrer dans le rang le mouvement étudiant, et qui ont pour effet d'interdire à nos camarades d'aller à la fac et donc de poursuivre leurs études. Nous réclamons l'annulation du contrôle judiciaire infondé auquel ils sont soumis et dénonçons par avance toute tentation de monter artificiellement des poursuites contre eux.

Nous appelons l'ensemble des acteurs des luttes étudiantes et plus largement du mouvement social à se solidariser et à réagir à ces tentatives de criminaliser les luttes.

Coordination des Groupes Anarchistes
le 21 décembre 2007
www.c-g-a.org
______________________________________________

Le Comité Justice pour Yann et Pierre et la Coordination des Groupes Anarchistes lancent à l'adresse des organisations, des personnalités et des individus, une pétition nationale de soutien à Yann et Pierre, militants à la CGA et à Sud-étudiant Perpignan, pour réclamer l'annulation de leur contrôle judiciaire et l'arrêt de la procédure à leur encontre. Nous vous demandons de faire circuler cette pétition et de nous contacter pour la signer.

Pétition à télécharger sur le site de la CGA
www.c-g-a.org
http://www.c-g-a.org/download/tracts/CG ... t_Yann.pdf

Par ailleurs, une souscription pour couvrir les frais de justice est ouverte à l'ordre du CES (mention au dos du chèque "solidarité avec Yann et Pierre")
BOITE POSTALE (souscription et retour des pétitions) : C.E.S. - BP 233 - 66002 Perpignan cedex.
Cette souscription sera gérée par le comité "Justice pour Yann et Pierre".
comite_justice@yahoo.fr
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Messagepar Philippe Perpignan » 31 Déc 2007, 11:26

Actuellement 10 organisations des Pyrénées-Orientales ont signés le texte-pétition : Groupe Puig Antich (CGA), SUD Etudiant Perpignan, Union locale CNT-AIT de Perpignan, SUD Education 66, LCR 66, CNT Education 66, Solidaires 66, Maulets, CNT 66, les Alternatifs catalans...
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Messagepar Philippe Perpignan » 09 Jan 2008, 18:06

!!! Pétition de soutien en ligne !!!

http://www.comite-justice.c.la

____________________________________

Cette pétition est actuellement soutenue par diverses organisations :

Organisations nationales :

Coordination des Groupes Anarchistes,
Fédération SUD Etudiant,
Maulets,
Alternative Libertaire,
Sindicat d'Estudiants dels Països Catalans,
Fédération Anarchiste,
Réseau No Pasaran,
Confédération Nationale du Travail-Fédération des Travailleurs de l'Education,
Les Alternatifs,
Brigada Catalana-Veneçolana Alí Primera,
Endavant-OSAN,
Coordinadora d'Assemblees de Joves de l'Esquerra Independentista,
Coordinadora Obrera Sindical,
Fédération SUD Education,
Brigada Catalana-Cubana Venceremos,
Fédération SUD Rail,
Comitè per un Socors Roig Internacional-Catalunya,
Union Sociale Démocratique,
Espai Jove de la Intersindical-CSC,
Revolta Global-Catalunya Principat,
Fédération SUD ANPE,
Col·lectiu Negres Tempestes,
Alerta Solidària,
Col·lectiu A les Trinxeres.

Organisations des Pyrénées-Orientales :

Groupe Puig Antich-CGA,
SUD Etudiant Perpignan,
Maulets Rosselló,
Union Locale CNT-AIT de Perpignan,
SUD Education 66,
Ligue Communiste Révolutionnaire 66,
L'Art ou Cochon,
CNT Education 66,
Solidaires 66,
CNT 66,
Les Alternatifs Catalans,
SUD Santé-Sociaux 66,
Groupe Français d'Education Nouvelle 66,
Ligue des Droits de l'Homme 66,
Lutte Ouvrière 66,
SUD Protection Sociale 66,
SUD Rural 66,
SDEN CGT 66,
FCPE 66

Autres signataires :

Fédération Syndicale Etudiante-Pau,
Le Jura Libertaire,
Alternative Libertaire-Montpellier,
CNT-Paris III,
CNT Jura,
Comité anti-répression-Lyon,
Librairie Scrupule-Montpellier,
Diari Sa Meua,
Casal Jaume Ier d'Elx,
Associació Cultural de Vilafranca del Penedès-La Fornal,
Collectif FSA-Reporter multimédia indépendant,
SUD Lycéen 12,
Alternative de Gauche-Millau,
Candidatura d'Unitat Popular-Torà i Biosca,
Union Locale CNT de Marseille,
Fédération Syndicale Etudiante-Provence,
Candidatura d'Unitat Popular-Girona,
Elus et adhérents-CGT des ASF,
SUD Lycéen 75,
Groupe D’Anarchistes de Lille et Environs,
Organizacion Juvenil Azarug-Islas Canarias,
Union Locale CNT-AIT de Caen,
CNT Education 34,
Le Libertaire,
Groupes Jules Durand et Elisée Reclus-Le Havre,
Llibreria Els Trobadors-L'Escala,
Ateneu Art i Cultura-L'Escala,
Fédération Syndicale Etudiante-Toulouse,
Union Locale CNT 63,
Collectif intersyndical et interprofessionnel-Paris 5 et Paris,
Union Locale CNT Paris 5-13
Dernière édition par Philippe Perpignan le 04 Mars 2008, 16:27, édité 17 fois au total.
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Messagepar Philippe Perpignan » 11 Jan 2008, 18:54

Lettre ouverte à Monsieur le Président de l’Université : les cours ont repris, sauf pour deux… Le 11 janvier 2008

Monsieur le Président,

Je prends l’initiative afin de vous interpeller sur le sort de deux de nos étudiants, Pierre Abet et Yann Dubois. Suite aux grèves puis aux chocs physiques entre enseignants et étudiants, des plaintes ont été déposées, et ces deux étudiants, désignés par certains de nos collègues, ont fait l’objet d’une ignominieuse arrestation à demeure, suivie de garde à vue et de placement sous contrôle judiciaire. Une pétition circule, dans laquelle nous signifions le caractère choquant et disproportionné de cette décision judiciaire en regard des faits. Les magistrats ont retenu une faible partie des charges mais, malgré cela, une campagne de presse obscène et éhontée (qui n’est pas de votre fait) vient jeter l’opprobre sur ces deux membres de notre communauté.

Or, cet arrêt et ces décisions de justice, qui seront jugés en appel le 15 de ce mois, ont pour conséquences immédiates de priver Pierre et Yann de leur liberté d’étudier, et de présenter les examens de février. Il s’agit d’une injustice inadmissible, tant que les faits ne sont pas avérés, et que les non juristes jugent à tort et à travers. Nous connaissons ces étudiants, dont le profil ne correspond en rien à l’image diffamatoire véhiculée par une campagne de désinformation virulente ou des groupes de pression (Poletudiant). J’en appelle solennellement aux doyens, directeurs d’UFR et responsables de Master concernés pour qu’ils viennent attester le sérieux de ces deux étudiants, régulièrement suivis et normalement inscrits dans notre université.

Les proportions qu’a pris cette affaire sont désormais inacceptables. Je fais donc appel à votre bon sens, et, puisque vous en avez décidé ainsi, à la nouvelle gouvernance que vous confère la réforme, afin d’intercéder publiquement en faveur de la réhabilitation des droits de Pierre et de Yann, injustement privés de leurs droits de scolarité, qu’ils ont néanmoins acquittés. Il est même loisible d’évoquer un droit opposable dans ce contexte de confusion générale.

Aidons-nous mutuellement à sortir par le haut de cette grave crise, et préservons tant qu’il en est encore temps le climat interne et la réputation externe de notre établissement, décidément bien mal parti pour sauver son autonomie ! puisqu’il s’agit de la question sensible.

Avec l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués, votre administré,

Jean-Louis Olive Maître de conférences Hdr en sociologie-ethnologie

P.J. : un exemplaire de notre pétition signée par 176 personnes au 10 janvier 2008 (d’abord réservée à un usage interne, nous ne l’avons diffusée que localement, mais comme elle n’a pas suscité de réponses ni de réactions concertées à ce jour, elle circule maintenant rue d’Ulm et dans diverses institutions de ce pays, ainsi que sur les listes de diffusion SLR et SLU).

Copie à M. le Doyen de la Faculté des Lsh. Copie à M. les Directeurs d’UFR et responsables des composantes concernées. Copie à divers média.

Pétition et communiqué du 20.12.2007

La relation pédagogique est fondée sur le respect mutuel et réciproque de l’ensemble des membres de la communauté universitaire. Si nous ne pouvons pas approuver les menaces proférées et inscrites sur le mur, nous condamnons la démarche qui a poussé certains de nos collègues à porter plainte nominativement contre deux étudiants. L’arrestation à domicile, la mise en garde à vue et la perquisition sont des mesures violentes et disproportionnées au regard des faits qui semblent leur être imputés. Ces deux étudiants sont identifiés comme des responsables syndicaux, particulièrement visibles dans le mouvement, ce qui nous rend très inquiets des risques de criminalisation de la contestation étudiante

L’Université doit rester un lieu d’expression et de liberté d’opinion et nous nous insurgeons contre ces atteintes à nos libertés. C’est pourquoi nous demandons le retrait des plaintes.

Premiers signataires : 47 enseignants et personnels de l’Université de Perpignan :

Pierre-Luc ABRAMSON, Professeur émérite études hispaniques ; Jacqueline AMIEL-DONAT, Professeur Droit privé ; Pascale AMIOT, Mcf Anglais ; Laurence AUBRY, Mcf stylistique ; Sophie AVARGUEZ, Ater Sociologie ; Cristina BADOSA, Professeur Catalan ; Corentin BARBU, Chargé de TD ; Robert BARNOYER, Mcf Economie ; Patrick BARTHE, Technicien ; Vincent BASSET, Ater Sociologie ; Ahmed BEN NAOUM, Professeur Sociologie ; Dominique BERNARDO, Mcf Sociolinguistique ; Martine BERTHELOT, Mcf Catalan ; Mireille BILGER, Professeur Linguistique ; Hervé BLANCHARD, Mcf Economie ; Sylvie BRAZES, adjointe administrative ; Eliane BRELY, bibliothécaire adjointe site Percier ; Yannick CAHUZAC, vacataire Sociologie ; Geoffrey CHAMBERS, vacataire Anglais ; Marie CHARTIER, vacataire Sociologie ; Joëlle CORDESSE, Chargée de TD ; Marie C. EL JAI SIMON, Mcf Génie informatique ; Samira EL YACOUBI, Mcf Informatique ; Michel FALCON, PRAG Lettres ; David GIBAND, Mcf Géographie ; Yves GILBERT, Mcf Sociologie ; Alain GIRARD, Mcf Sociologie ; Marie GRAU, Bibliothécaire IFCT ; Martine GRISENTI, Mcf Mécanique IUT Perpignan ; Aude HARLÉ, Ater Sociologie ; Rachid ID YASSINE, vacataire Sociologie ; Brigitte JOURDAIN, Infirmière ; Philippe LANGLOIS, Professeur informatique ; Eliane LE DANTEC, Mcf sociologie ; Marie-Anne LEFEVRE, Mcf Géographie ; Michel LEIBERICH, Mcf LEA ; Suzanne MARTZLUFF, Documentaliste SCUIO ; Elsa MATZNER, Mcf Anglais ; Jean-Louis OLIVE, Mcf Hdr Sociologie-Ethnologie ; Jean-Yves PARAISO, Directeur LEA ; Isabelle PIEROPAN, attachée d’administration ; Hélène PINEL, Mcf Droit IUT GEA ; Jonathan POLLOCK, Mcf Hdr Anglais ; Bernard SCHEOU, Mcf STHI ; Henri SOLANS, Mcf Economie ; Nathalie SOLOMON, Mcf Lettres ; Claudine VIVES, secrétaire.

105 étudiants et autres personnels signataires :

Mickaël ACQUITTER, étudiant ; Maria AGRELO, étudiante ; Alexandra ALAZET, étudiante ; Ingrid AMPOSTA, étudiante ; Caroline ARMANDICO, étudiante ; Emine ASAN, étudiante ; Tanguy AUBÉ, étudiant ; Jennifer AUDI, étudiante ; Boris AUFNER, étudiant ; Geneviève AYMAR ; Delphine AZNAR, étudiante ; Chloé AZZOPARDI, étudiante ; Bérangère BACHELLE, étudiante ; Esteban BALLESTER, maçon retraité ; Julie BATLLE, étudiante ; Benjamin BAYONNE, étudiant ; Claude BÉGUÉ, psychologue ; Hamed BELHADI, étudiant ; Anis BENBELGACEM, étudiant ; Armony BERNAUDIN, étudiante ; Sandrine BERTRAN, étudiante ; Marine BOLTE, étudiante ; Thomas BONIS, étudiant ; Martine BOURY, formatrice ; Marie-Hélène BOUSQUET, auxiliaire puéricultrice ; Alexandra BRAVO, étudiante ; Robert BRAVO, étudiant ; Julie BROUCKE, étudiante ; Karine BRUSI, étudiante ; Véronique BUSSON, enseignante ; Nicolas CANAL, étudiant ; Jean-Luc CHAPEY, infirmier ; Christiane CHATARD, adjointe au maire ; Chloé CHAUVIN, étudiante ; Sebastian CHONG, étudiant ; Alexy CONTRERAS, étudiant ; Jean-Louis CORDONNIER, Président GFEN 66 ; Yannick DEPRAUW, musicien engagé ; Marion DROT, étudiante ; Julie FABREGUE, étudiante ; Fabrice FACCIPONTE (facci@free.fr), Bellaciao ; Asunción FERNÀNDEZ, étudiante ; Sarah FICKEN, étudiante ; Montserrat FURTOS, retraitée ; Lysiane GARCIA, étudiante ; Isabelle GARNIER, étudiante ; Fanny GAUTHIER, étudiante ; Amapola GRACIA, factrice ; Konstantin GRUEV, étudiant ; Olivier GUIBERT, étudiant ; Sabine HARLÉ, étudiante ; Juan Manuel HORTA, imprimeur au chômage PIA ; Sabina ISSEHNANE, Doctorante Economie Paris 13 ; Nina KANDJIA, étudiante ; Francine KUENEMANN, sans fonction ; Nina LAAS, étudiante ; Valérie LAFFITTE, étudiante ; Sylvie LEDUC CANO, étudiante ; Alexandra LEFERT, étudiante ; Rebecca LEGER, étudiante ; Marie-France LESPARRE, LCR ; Pierre et Dominique LO CASCIO, ingénieur informaticien, Bordeaux ; Elise LOPEZ-SIMIER, étudiante ; Vanessa LORENZINI, étudiante ; Josette MARION, institutrice retraitée ; Aurélie MARTIN, étudiante ; Jugurtha MEGDOUD, étudiant élu CEVU ; Pierrette MELIEU, secrétaire médicale ; Chloé MONROIG, étudiante ; Samantha MUÑOZ, étudiante ; François NAVARRETE, prothésiste dentaire ; Julie OLCYLK, étudiante ; José OLIETE, plâtrier ; Marjorie PALOMINO, étudiante ; Franck Thierry PAREDES, étudiant enragé ; Harmony PÉRAUDEAU, étudiante ; Marie PIERRE-FAVARD, étudiante ; Claire PLASMAN, étameuse ; Daniel PUJOL, doctorant ; Lilia RAHEM, étudiante ; Emmeline RANOUIL, étudiante ; Damien REHAR, lu sur Bellaciao ; J. RESCLAUSE, Perpignan ; Benjamin RESSEGUIER, étudiant ; Fabien RIMBAUD, musicien ; Cyrillia ROIG, étudiante ; Julia ROURE, étudiante ; Rachel ROY, étudiante ; Blandine SALIES, étudiante ; Mathieu SANCHEZ, étudiant ; Morgane SORMANT, étudiante ; Elodie SURINACH, étudiante ; Mathieu TASTET, étudiant ; Nicolas TERUEL, étudiant ; Fadela THATHOTANE, étudiante ; Nancy TORRES, étudiante ; Isabel TULUMELLO, étudiante ; Benoît VALLOT, étudiant ; Morgane VAUTHIER, étudiante ; Mélanie VENDITTI, étudiante ; Sabrina VOYEUX, étudiante ; Lauriane WEINLAND, étudiante ; Maud YVON, étudiante ; Leïla ZAZOULI, étudiante…

24 signataires d’autres universités et laboratoires :

Françoise ASSO, Mcf Littérature française, Lille 3 ; Christophe BATICLE, Contractuel Sociologie UPJV Amiens ; Pierre BOUDES LIPN (UMR 7030 CNRS), Laboratoire d’informatique Institut Galilée - Paris 13 ; Gaëlle BRÉAND, ATER Archéologie, Toulouse ; Jacqueline DESCARPENTRIES, Directrice du Master Santé prévention rééducation et insertion sociale, Profeor Lille 3 ; Marie-Alix DEFRANCE, adhérente à SLR ; Louisette FARÉNIAUX, Mcg Cinéma Lille 3 ; Danièle GHESQUIER-POURCIN, chercheur en épistémologie / Sciences exactes et institutions scientifiques, SLR Paris ; Ozgur GUN, commission répression de la coordination nationale des personnels en lutte, Paris 8 ; Mathieu HÉLY, Mcf Sociologie IDHE Paris X Nanterre ; Georges HUGOT, Mcf Hdr Géographie Montpellier 3 ; Etienne-Pascal JOURNET, CR CNRS, Biologie Végétale Intégrative, CNRS-INRA Toulouse ; Michel LAVAUD, chercheur en informatique CNRS ; Jean-Louis LELEU, Professeur et DU, Université de Nice ; Jean-Loïc LE QUELLEC, Directeur Recherche CNRS IFAS Newtown (Johannesburg) ; Christine LEROY, Mcf (retraitée) Paris3 ; Jean-Pierre LEROY, CNRS, Paris Sud ; Ilda MENDES, MCF, Imds Paris 3 ; Gwénola RICORDEAU, Lille 3 ; Michel SAVARIC, Mcf Anglais, Université de Franche-Comté ; Philippe SELOSSE, Mcf Linguistique française ; Magali SOULATGES, Mcf Littérature XVIIIe Avignon ; Catherine SOULIER, Mcf Littérature française, Montpellier 3 ; Isabelle VÉRITÉ, Ingénieur de recherche Histoire UMR 8066 CNRS-ENS Paris Ve…

Total : 176 signatures au 10 janvier 2008
Philippe Perpignan
 
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Messagepar Tom » 04 Fév 2008, 11:58

L'AGET FSE (Toulouse) apporte toute sa solidarité et son soutien aux militants de Sud Perpignan et signe cette pétition.
Tom
 
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Messagepar Philippe Perpignan » 04 Fév 2008, 12:41

Le Comité Justice appelle à une manifestation le samedi 9 février à 14h00, Place Arago à Perpignan...


Yann et Pierre, militants de la CGA et de SUD Etudiant à Perpignan ont été mis en examen, le mercredi 19 décembre 2007 et ont subi une garde à vue de 48H. Tout cela aux fallacieux motifs de «dégradations ; vol ; menaces de mort…», au cours de la grève anti LRU de novembre dernier. Aujourd’hui il ne reste plus que « l’outrage » envers trois enseignants de l'Université. Voilà bien la manifestation de la politique de criminalisation du Mouvement social que mène le gouvernement actuel !

Nos deux compagnons, sous contrôle judiciaire depuis le 21 décembre, s’étaient vus :
-interdire de sortir des limites territoriales : le département des P.O.
-interdire l’entrée de l'Université de Perpignan, du Campus, et du Restau U,
et ils devaient s’abstenir de tout contact entre eux, mais aussi avec l’ensemble du personnel de l’Université…

Et la présomption d'innocence ???
Ce type de contrôle tendait (et tend) à accréditer la thèse inepte que Yann et Pierre sont de dangereux individus, et qu’ils étaient coupables avant même d’avoir été jugés ! Pierre et Yann n’ont reconnu aucun des actes, aucune des déclarations, aucune des charges qui leur étaient imputés !

- Nous réclamions l'annulation du contrôle judiciaire infondé auquel Yann et Pierre sont soumis.
- Nous dénoncions par avance toute tentation de monter artificiellement des poursuites contre eux.
- Nous réclamions l’arrêt de la procédure à
l’encontre de Pierre et Yann
- Nous appelions l'ensemble des acteurs des luttes étudiantes et plus largement du mouvement social à se solidariser et à réagir à ces tentatives de criminalisation des luttes.

Une pétition de soutien à Yann et Pierre a déjà recueilli près 3000 signatures.

Rejoignez-nous ! Renforcez le mouvement de solidarité.

Le 22 janvier 2008, le Tribunal d’Appel de Montpellier a fait sauter l’interdiction de sortir des PO et de se rendre dans l’enceinte de l’Université !
Philippe Perpignan
 
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"Justice pour Yann et Pierre"

Messagepar Philippe Perpignan » 16 Juin 2009, 20:16

[align=justify]Au moment des faits lors de la lutte anti-LRU (fin 2007 sur le campus de Perpignan), Pierre Habet et Yann Dubois sont deux étudiants perpignanais, tous deux militants anarchistes à la CGA et syndicalistes à SUD Etudiant, ainsi qu’à Maulets pour Pierre .

Ils sont les boucs émissaires désignés par un Etat plus enclin à réprimer la contestation sociale et la révolte étudiante qu’à écouter les critiques et les revendications qui montaient et montent encore des assemblées générales des Universités en grève illimitée…

Ainsi se sont-ils retrouvés, un beau matin de décembre 2007, accusés par une « justice » aux ordres et traités comme de dangereux « terroristes » : garde à vue de 48 heures, contrôle judiciaire très strict au régime draconien …

Un mouvement de solidarité de grande ampleur s’est très rapidement manifesté, mouvement diligenté par la Coordination des Groupes Anarchistes , par SUD Etudiant Perpignan et par Maulets. Un comité de soutien s’est mis en place. Environ 3000 signatures sont venues témoigner d’une part de la légitimité de la lutte de nos deux camarades et d’autre part de l’entêtement d’une « justice » prête à faire un procès politique à Yann et Pierre.

Quasiment un an et demi après les événements, les seuls griefs retenus pour la mise en examen contre nos deux compagnons sont des « outrages » à l’encontre de trois professeurs. L’un d’entre eux étant qualifié de "connard de fasciste" s'était empressé de répondre "et fier de l'être ..." A cela s’ajoute le refus du prélèvement ADN considéré et qualifié comme un délit « aggravant »… Nous avons, à l’époque, dénoncé la répression à l’encontre des mouvements étudiants ainsi que les mesures d'acharnement qui avaient (et ont toujours) pour but de faire rentrer dans le rang et le mouvement étudiant en particulier et le mouvement social en général.

Aujourd’hui comme hier nous dénonçons toutes les manœuvres tendant à monter artificiellement des poursuites contre les militants.
- Nous réclamons l’arrêt de la procédure à l’encontre de Pierre et Yann
- Nous appelons l'ensemble des acteurs des luttes étudiantes et plus largement ceux du mouvement social à se solidariser et à réagir à ces tentatives de criminalisation des luttes.

Yann et Pierre passeront en procès à Perpignan le lundi 29 juin à 14H, au seul motif que leur choix politique et leur engagement ne satisfont pas les tenants d’un Etat fort, d’un ordre sécuritaire indiscutable et d’une société acritique. Aujourd’hui, nous vous appelons à témoigner votre solidarité avec nos deux compagnons en vous joignant à nous pour demander l’arrêt de toutes les poursuites, de toutes les procédures à leur encontre.

Nous vous appelons à nous rejoindre nombreuses et nombreux devant le palais de « justice » de Perpignan lundi 29 juin 2009 à partir de 14 Heures en soutien à Pierre et Yann.[/align]
Philippe Perpignan
 
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Messagepar remi » 16 Juin 2009, 21:06

Concernant la repression à l'encontre des militants de classe, une pétition tourne:
http://www.luttes-etudiantes.com/phpPet ... petition=2
Face à la repression, unissons-nous!
remi
 
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