>TOULOUSE, 23 avr 2010 (AFP) - 11h46
Des milliers d'employés d'Airbus-Toulouse font grève pour leurs salaires
Des milliers d'employés d'Airbus à Toulouse ont fait grève et manifesté vendredi matin pour forcer la direction à augmenter leurs salaires plus qu'elle ne le propose, a constaté un journaliste de l'AFP. "Nous sommes entre sept et dix mille salariés réunis. L'usine est vide", a lancé Jean-François Knepper, délégué de Force Ouvrière s'adressant aux employés appelés par l'intersyndicale à débrayer pendant une heure et demie. Le mouvement organisé par l'intersyndicale FO-CFE/CGC-CFTC-CGT-CFDT coïncidait avec une réunion de négociations au cours de laquelle les représentants syndicaux ont à nouveau pressé la direction de satisfaire leurs revendications, d'abord sur les augmentations de salaires pour 2010, mais aussi sur les embauches et les conditions de travail. "La proposition de la direction d'augmenter les salaires de 1,9% est unanimement rejetée par l'intersyndicale. Avec les perspectives d'inflation, ces propositions sont inaccceptables, rien ne justifie une politique salariale différente de 2009", quand l'augmentation avait été de 3,5%, a dit M. Knepper au personnel. Les salariés du constructeur aéronautique se sont d'abord rassemblés devant la direction pour peser sur les tractations, puis ont défilé en cortège derrière une banderole "salaires, emplois, embauche des jeunes, conditions de travail". Les établissements de Nantes et Saint-Nazaire étaient appelés à se joindre au mouvement et, selon M. Knepper, la mobilisation y a été forte également.
>ALBI, 23 avr 2010 (AFP) - 21h18
Tarn : des salariés libèrent leur directeur retenu pendant 36 heures
Les salariés d'une entreprise de panification vouée à la fermeture ont libéré samedi soir le directeur de l'usine de Couffouleux (Tarn), retenu depuis 36 heures pour obtenir des explications sur le licenciement des 58 salariés de l'usine et de 18 à Niort, a-t-on appris de source syndicale. "Nous avons obtenu que les salariés aient du travail 35 heures par semaine jusqu'au 30 juin, que la direction informe directement les salariés et que l'expertise que nous réclamions soit repoussée au 4 mai", a expliqué Michel Belières, secrétaire départemental de la CGT. "Même si les salariés refusent la fermeture au 30 juin, c'est une belle victoire pour eux", a-t-il estimé à l'issue d'une journée de négociations avec le DRH de la Société nouvelle de panification (SNP), venu de Niort. Une trentaine de salariés de la SNP retenaient depuis vendredi dans son bureau leur directeur, Patrick Dussous, au lendemain d'une réunion des délégués du personnel où "aucune réponse n'avait été apportée par rapport à l'avenir", si ce n'est la fermeture du site au 30 juin, selon M. Belières. La SNP, spécialisée en boulangerie, pâtisserie industrielle et viennoiserie, doit également fermer une autre société de 9 employés, Panalog, qui assurait la maintenance.