Travailleur/euse-s en lutte contre les fermetures d'usines

Re: Travailleur/euse-s en lutte contre les fermetures d'usines

Messagepar Olivier S. (AGET-FSE) » 25 Avr 2010, 13:33

>TOULOUSE, 23 avr 2010 (AFP) - 11h46
Des milliers d'employés d'Airbus-Toulouse font grève pour leurs salaires


Des milliers d'employés d'Airbus à Toulouse ont fait grève et manifesté vendredi matin pour forcer la direction à augmenter leurs salaires plus qu'elle ne le propose, a constaté un journaliste de l'AFP. "Nous sommes entre sept et dix mille salariés réunis. L'usine est vide", a lancé Jean-François Knepper, délégué de Force Ouvrière s'adressant aux employés appelés par l'intersyndicale à débrayer pendant une heure et demie. Le mouvement organisé par l'intersyndicale FO-CFE/CGC-CFTC-CGT-CFDT coïncidait avec une réunion de négociations au cours de laquelle les représentants syndicaux ont à nouveau pressé la direction de satisfaire leurs revendications, d'abord sur les augmentations de salaires pour 2010, mais aussi sur les embauches et les conditions de travail. "La proposition de la direction d'augmenter les salaires de 1,9% est unanimement rejetée par l'intersyndicale. Avec les perspectives d'inflation, ces propositions sont inaccceptables, rien ne justifie une politique salariale différente de 2009", quand l'augmentation avait été de 3,5%, a dit M. Knepper au personnel. Les salariés du constructeur aéronautique se sont d'abord rassemblés devant la direction pour peser sur les tractations, puis ont défilé en cortège derrière une banderole "salaires, emplois, embauche des jeunes, conditions de travail". Les établissements de Nantes et Saint-Nazaire étaient appelés à se joindre au mouvement et, selon M. Knepper, la mobilisation y a été forte également.

>ALBI, 23 avr 2010 (AFP) - 21h18
Tarn : des salariés libèrent leur directeur retenu pendant 36 heures


Les salariés d'une entreprise de panification vouée à la fermeture ont libéré samedi soir le directeur de l'usine de Couffouleux (Tarn), retenu depuis 36 heures pour obtenir des explications sur le licenciement des 58 salariés de l'usine et de 18 à Niort, a-t-on appris de source syndicale. "Nous avons obtenu que les salariés aient du travail 35 heures par semaine jusqu'au 30 juin, que la direction informe directement les salariés et que l'expertise que nous réclamions soit repoussée au 4 mai", a expliqué Michel Belières, secrétaire départemental de la CGT. "Même si les salariés refusent la fermeture au 30 juin, c'est une belle victoire pour eux", a-t-il estimé à l'issue d'une journée de négociations avec le DRH de la Société nouvelle de panification (SNP), venu de Niort. Une trentaine de salariés de la SNP retenaient depuis vendredi dans son bureau leur directeur, Patrick Dussous, au lendemain d'une réunion des délégués du personnel où "aucune réponse n'avait été apportée par rapport à l'avenir", si ce n'est la fermeture du site au 30 juin, selon M. Belières. La SNP, spécialisée en boulangerie, pâtisserie industrielle et viennoiserie, doit également fermer une autre société de 9 employés, Panalog, qui assurait la maintenance.
Olivier S. (AGET-FSE)
 
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Messagepar Olivier S. (AGET-FSE) » 13 Mai 2010, 09:00

>TOULOUSE, 12 mai 2010 (AFP) - 18h30
Conflit Airbus : Les principaux syndicats acceptent les offres de la direction


Le conflit social qui a sévèrement ralenti la production d'Airbus-France fin avril touche à sa fin, les trois principaux syndicats ayant décidé d'accepter les propositions salariales de la direction, a-t-on appris mercredi auprès des trois organisations. "Notre organisation a décidé de signer les accords salariaux 2010 cadres et non-cadres", a déclaré à l'AFP, Jean-François Knepper, délégué FO. Françoise Vallin (CFE-CGC) a annoncé que son organisation syndicale avait également approuvé l'accord, tandis que la CFTC a indiqué dans un communiqué que "la balance des débats a penché pour le vote en faveur de cet accord". En revanche, la CGT et la CFDT ont rejeté le texte, trouvant que la hausse des salaires de 2,5% pour 2010 était insuffisante. La direction des ressources humaines d'Airbus-France proposait avant la grève +1,9% d'augmentation de salaires avant de mettre sur la table une hausse de 2,5% alors que les syndicats exigeaient +3,5% comme en 2009. En ce qui concerne les embauches, 700 emplois (dont 250 ouvriers et techniciens) seront créés en France sur 1.500 embauches prévues en Europe, soit autant qu'en 2009. La direction a promis en outre la titularisation des salariés employés à titre "temporaire" depuis plus de 12 mois. Le désaccord entre direction et syndicats sur les augmentations de salaires pour 2010 avait provoqué un mouvement de grève qui avait pratiquement paralysé les chaînes toulousaines d'assemblage des A320, A330-340 et A380. Du 26 au 30 avril, les 20.000 salariés d'Airbus à Toulouse, Nantes et Saint-Nazaire se sont massivement associés aux grèves tournantes et au blocage du chargement et déchargement des avions cargos Beluga alimentant les chaînes de production. M. Knepper a salué le fait que "pour la première fois depuis 40 ans, un mouvement social d'une rare intensité (avait) traversé Airbus", grâce à l'union des syndicats. Pour Michel Ponthoizeau, délégué FO à Nantes, "C'est un +oui+, mais il y a eu une très longues discussions. Il y a de fortes réserves sur les salaires, parce qu'on considère que c'est insuffisant, mais on prend en compte la situation nationale et internationale". La direction d'Airbus a salué "la signature de l'accord de politique salariale par la majorité des partenaires sociaux". Airbus table sur un retour à l'équilibre en 2010, après une perte d'exploitation de 1,371 milliard d'euros en 2009.
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Messagepar Olivier S. (AGET-FSE) » 01 Juil 2010, 09:26

>MONTPELLIER, 30 juin 2010 (AFP) - 16h40
Montpellier: une majorité d'ex-Myrys obtient le versement des sommes dues


La Cour d'appel de Montpellier a confirmé mercredi en référé le versement provisoire de dommages et intérêts au profit d'une majorité d'ex-salariés du chausseur Myrys, avec toutefois des modalités différentes selon la situation des personnes. En mars, le conseil des prud'hommes de Carcassonne avait alloué un total de 3,82 millions d'euros de dommages et intérêts à 279 ex-salariés de Myrys pour "licenciement sans cause réelle et sérieuse" et pour "inexécution des obligations en matière de reclassement". Il avait ordonné l'exécution provisoire du versement par l'Association de garantie des salaires (AGS), la structure patronale qui garantit le versement des sommes dues par des employeurs défaillants. Une décision que l'AGS avait contestée, en référé. L'AGS a aussi fait appel sur le fond mais l'affaire ne sera traitée que dans plusieurs mois. L'avocat de l'association, Me Willy Biteau, avait demandé à la Cour d'avoir "la sagesse de lever l'exécution provisoire le temps que la Cour d'appel se prononce sur le fond". Il avait notamment fait valoir qu'en cas de versement des sommes dues, des difficultés pourraient surgir pour les récupérer si d'aventure la Cour d'appel, statuant sur le fond, infirmait la décision des prud'hommes. La Cour d'appel a toutefois confirmé, pour certains anciens salariés, le versement immédiat et dans leur intégralité des dommages et intérêts. La somme peut atteindre entre 12.000 et 15.000 euros, voire 20.000 euros maximum. Elle a, pour d'autres, confirmé le versement des sommes dues, à concurrence de 12.000 euros. Ces deux types de décisions concernent la majorité des ex-Myrys. Pour les personnes décédées - une dizaine environ - la Cour a décidé la suspension du versement des sommes dues au profit des ayants droit, en attendant la décision sur le fond. Cette décision s'applique pareillement pour les personnes injoignables, une vingtaine selon la Cour. L'usine Myrys avait été fondée à Limoux (Aude) en 1919 et a fermé ses portes en 2000.
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Messagepar Olivier S. (AGET-FSE) » 08 Juil 2010, 19:18

>TOULOUSE, 6 juil 2010 (AFP) - 19h31
Continental Toulouse : les syndicats dénoncent un "chantage à l'emploi"


Les syndicats de trois usines Continental du sud-ouest de la France ont dénoncé mardi un "chantage à l'emploi" de la direction de l'équipementier automobile allemand qui envisage de supprimer plusieurs avantages sociaux en échange d'un maintien des effectifs sur 5 ans. Le Plan stratégie 2011-2015, en négociation et soumis à l'accord des syndicats majoritaires CGT et CFDT, prévoit notamment une réduction du nombre de jours de RTT, une hausse des salaires limitée à 1,2% en 2011, le plafonnement d'une prime pour les salariés des sites de Toulouse, Foix et Boussens (Haute-Garonne). "On est dans une logique aberrante", juge Sami Hamida, délégué central CFDT de Continental Automotive France. "Le groupe fait des bénéfices mais on nous demande de diminuer de 8% le coût du travail, c'est-à-dire de réaliser 13 millions d'économies, soit environ 5.000 euros par salarié", a dénoncé mardi le syndicaliste. Une assemblée générale a réuni mardi environ 500 salariés sur le site Continental de Toulouse. Continental a revu vendredi ses objectifs annuels en forte hausse après un premier semestre solide et vise pour 2010 une hausse du chiffre d'affaires de 15% à 20 milliards d'euros. Continental Automotive France (CAF), filiale électronique automobile du groupe Continental, estime que le chiffre d'affaires de ces trois usines, qui emploient 2.500 personnes, atteindra 450 millions d'euros fin 2010, contre 410 millions en 2009 et 510 millions en 2008. Selon la direction de Continental, ce plan est justifié par la "surcapacité de 30% sur l'ensemble de ses centres de production en électronique en Europe". "Continental Automotive France doit être compétitif sur ses sites pour éviter l'érosion de son chiffre d'affaires et du nombre de ses projets en recherche et développement", explique la direction de CAF. Les syndicats CGT et CFDT, évoquant "le chantage de la direction" et la "colère des salariés", assurent qu'ils ne signeront pas l'accord. Ils ont appelé les salariés à une nouvelle assemblée générale en septembre.
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Messagepar Olivier S. (AGET-FSE) » 08 Juil 2010, 19:18

>TOULOUSE, 6 juil 2010 (AFP) - 17h04
Centre d'appels : les ex-SFR obtiennent des indemnités devant les prud'hommes


Environ 200 ex-salariés du centre d'appels SFR de Toulouse, transféré en août 2007 à Infomobile (groupe Téléperformance), ont obtenu mardi du tribunal des prud'hommes des indemnités de 9.000 à 30.000 euros pour ce transfert "frauduleux", selon leur avocat Me Romain Geoffroy. "Je suis satisfait: je plaidais le caractère abusif de ce transfert, car en fait SFR a payé 100 millions d'euros à Téléperformance pour que celui-ci finance ensuite un plan de départs volontaires, un plan social déguisé", a déclaré Me Geoffroy interrogé au téléphone par l'AFP. SFR, filiale de Vivendi, avait transféré le 1er août 2007 trois centres d'appel employant 1.900 salariés à deux sous-traitants: Téléperformance pour Lyon et Toulouse, et Arvato Services (filiale du groupe allemand Bertelsmann) pour Poitiers. Les salariés avaient fait grève face à la perspective de réduction des salaires et des avantages sociaux. La plupart des 800 salariés de Toulouse avaient ensuite quitté Infomobile lors d'un "plan de départs volontaires" entre octobre 2007 et juin 2008. Le tribunal "constate la perte de chance du demandeur d'avoir pu conserver son emploi et (...) la perte des avantages collectifs" et "condamne solidairement SFR, SFR Services clients et Téléperformance grand sud (...) au titre de dommages et intérêts", indique le jugement retiré au greffe par plusieurs plaignants. "Il était impossible de travailler pour ces gens là (Infomobile), ils avaient des méthodes esclavagistes", a expliqué l'un des ex-SFR, Christophe Grosos, aujourd'hui chômeur en fin de droits qui a obtenu 9.000 euros. "Nous sommes super-contents après ces années de combat et de recours", a déclaré Eric Denjean, ancien délégué syndical central adjoint (CFDT). "Nous allons déposer de nouveaux dossiers dès jeudi à Toulouse et des actions similaires sont engagées à Lyon et Poitiers, les 1.900 ex-SFR peuvent être concernés", a ajouté Me Geoffroy. Dans un communiqué à l'AFP, SFR a indiqué qu'elle faisait "appel de cette décision". La société estime que le transfert "s'est fait dans des conditions qui visaient à maintenir l'emploi". Elle rappelle que l'opération prévoyait notamment "le maintien d'une relation d'affaires entre SFR et les repreneurs pendant sept ans, le maintien des volumes d'emploi sur une durée d'au moins trois ans et la diversification de la clientèle (...), l'interdiction des licenciements économiques". Téléperformance a annoncé le 1er juillet un plan de restructuration en France prévoyant 830 suppressions de postes (dont 61 à Toulouse) d'ici fin 2010 et un passage de 22 à 14 sites, après une perte de 36 millions d'euros en 2009.
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Messagepar Olivier S. (AGET-FSE) » 14 Juil 2010, 12:42

>AGEN, 14 juil 2010 (AFP) - 13h12
Pain industriel : blocage d'une plate-forme logistique à Agen (syndicat)


Des salariés de la SNP (production de pains industriels) venus du Tarn et des Deux-Sèvres, promis au licenciement en raison de la fermeture de leurs usines, bloquent depuis lundi soir une plate-forme de distribution à Agen, a-t-on appris mercredi de source syndicale. Ces salariés de la Société nouvelle de panification (SNP), dont une vingtaine se relaie depuis lundi soir pour empêcher l'entrée et la sortie des camions, entendent poursuivre ce "blocage" jusqu'à la reprise de négociations avec la direction, selon le secrétaire (CGT) du CE, Hassan Haddouti. En fin de semaine dernière, deux dirigeants, le directeur de l'usine et le DRH du groupe belge Vandemoortele (propriétaire de la SNP), avaient été retenus une nuit par le personnel du site de Couffouleux (Tarn). Les négociations, portant notamment sur le montant de l'indemnité de licenciement des 70 salariés, devaient reprendre lundi, a indiqué M. Haddouti. La direction ne s'étant pas présentée, les salariés ont alors décidé de bloquer la plate-forme Panalog, appartenant au même groupe belge, qui distribue dans le sud-ouest les pains industriels produits par la SNP, a-t-il ajouté. La SNP a annoncé début avril la fermeture de ses sites de Couffouleux (53 salariés) et Niort (18 salariés). La direction n'a pu être jointe mercredi.
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Messagepar Olivier S. (AGET-FSE) » 31 Juil 2010, 16:49

Publié le 30/07/2010 08:40 | D. H.
Molex : ça chauffe encore
Social
http://www.ladepeche.fr/article/2010/07 ... ncore.html

Pas de trêve estivale pour le feuilleton Molex que d'aucuns pouvaient d'ailleurs croire terminer. La fermeture en septembre 2009 de l'entreprise de connectique automobile installée à Villemur-sur-Tarn s'est en effet traduite par le licenciement de 279 salariés malgré un combat opiniâtre devenu emblématique au plan national. Mais tous les contentieux n'ont pas été soldés. En question, cette fois, le devenir du comité d'entreprise qui existe toujours juridiquement. La direction demande sa dissolution (déjà refusée par la direction départementale du travail en décembre 2009), les syndicats la refusent en l'état. La réunion direction-syndicats du mercredi 28 juillet sous l'égide de la direction départementale du travail s'est soldée par un échec. Les 23 licenciés « protégés » ont été licenciés fait remarquer la direction qui estime en substance que le CE est devenu une coquille vide. Pas du tout rétorque Denis Parise, secrétaire du CE, qui défend son utilité : « Deux dirigeants de Molex ont été condamnés le 6 mai à une amende de 11 500 euros. A qui les verseront-ils si le comité d'entreprise n'existe plus ? » interroge-t-il. Les organisations syndicales ont une autre crainte : « Chaque entreprise verse selon la loi 1 % de la masse salariale au CE. Une jurisprudence montre que c'est aussi le cas pour les indemnités de licenciement », explique Denis Parise pour lequel il y a donc un gros enjeu à préserver le comité d'entreprise… » a priori, le temps presse. Faute d'accord, le ministère du travail doit se prononcer sur une éventuelle dissolution avant le 2 août…
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Messagepar Olivier S. (AGET-FSE) » 08 Sep 2010, 11:49

>TOULOUSE, 6 sept 2010 (AFP) - 13h15
Molex : la CGT met en doute l'impartialité des services d'Eric Woerth


Le syndicat CGT de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn, fermée en octobre 2009, a adressé lundi une lettre ouverte à Eric Woerth émettant des "doutes sur l'impartialité" des services du ministre du Travail qui ont autorisé le licenciement des représentants du personnel. Le syndicat s'appuie sur une enquête de France Inter diffusée le 20 août révélant qu'un conseiller personnel d'Eric Woerth, Eric de Sérigny, travaillait par ailleurs pour la société d'investissement Athéma. Celle-ci collaborait avec les avocats de la direction de l'usine de connectique automobile, qui a licencié ses 280 salariés malgré 11 mois d'une lutte devenue emblématique du combat contre les fermetures, décidées à l'étranger, d'entreprises rentables. Le syndicat CGT pointe un "possible conflit d'intérêts" et estime que ces faits suscitent "de nombreuses interrogations sur l'honnêteté de la décision prise à notre encontre (...) qui méritent pour le moins des explications, voire le retrait de votre décision". Le dossier Molex "n'a jamais été évoqué par moi avec le ministre", avait répondu M. de Sérigny à France Inter. M. de Sérigny, haut cadre financier, précisait qu'il travaillait à titre "bénévole" pour M. Woerth, alors trésorier de l'UMP, sur les relations avec les chefs d'entreprise. Il est notamment l'ami de Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt (L'Oréal), et a soutenu, tout comme Eric Woerth, sa candidature à la Légion d'honneur. L'attribution de cette distinction à M. de Maistre fait l'objet d'une enquête préliminaire sur un possible trafic d'influence. Après M. de Sérigny, le directeur général du Travail, Jean-Denis Combrexelle, a réfuté toute "intervention" du cabinet d'Eric Woerth dans le licenciement des représentants syndicaux pour raison économique. Le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy (PS), a en revanche réclamé que le dossier qui a conduit à la décision du ministère soit "rendu public". L'affaire remonte à fin mars 2010 quand M. Woerth, quelques jours après sa nomination au ministère du Travail, a donné son aval, malgré l'avis de l'inspection du Travail, au licenciement des représentants du personnel de cette usine. Le ministère a expliqué que "la cessation d'activité totale constitue une cause économique de licenciement". La CGT rejette cet argument dans sa lettre à M. Woerth et à la direction générale du Travail. Elle dénonce leur "empressement" à rendre cette décision quelques jours avant la comparution de deux dirigeants de Molex à Toulouse, le 6 avril 2010, pour "délit d'entrave au comité d'entreprise". Ils ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. 187 salariés devraient déposer un dossier devant les prud'hommes d'ici à fin septembre pour contester leur licenciement.
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