Consignes de l'UNEF aux militants (CROUS 2010)

Discussions sur le syndicalisme étudiant

Consignes de l'UNEF aux militants (CROUS 2010)

Messagepar Nicolas_Dov » 07 Avr 2010, 16:04

Bonjour

Je suis nouveau sur ce forum, et pour cause. Cela fait quelques temps déjà que je suis l'actualité sur votre site, et je suis tellement énervé par le mail qu'un ami à moi proche de l'UNEF viens de me transmettre, qu'il est indispensable que je vous le communique. Ce mail va bien au delà du désormais célebre "Vade mecum" repris par tout Internet sur "comment prendre en main une AG". Le contenu est édifiant... à un point qu'il fait vraiment peur: Le redacteur y revendique le droit de mentir aux étudiants ! :cogne:

Je vous transmet donc l'ensemble du message tel que reçus :




Objet : Réexp : Consignes de l'UNEF aux militants au sujet des autres formations

Présentation des autres forces dans les élections étudiantes, et argumentaire sur ce qu’on peut leur répondre …

1. Petits rappels

N’oubliez pas que les étudiants le jour des élections n’ont en général jamais vus aucunes forces. A la limite ils peuvent connaître une asso liée à la FAGE ou à PDE ou l’UNEF via des reportages nationaux ou alors un mouvement précédent, mais il ne s’agira pas du profil principal de l’étudiant que vous verrez pour voter :

- L’étudiant « jour du vote » a peut-être entendu parler des campagnes mais sans plus. Il ne sait rien sur ce que vous proposez. S’il pose trop de questions, proposez de prendre son numéro pour l’inviter à un collectif : il ne faut pas rester plus de 5 minutes avec un étudiant en élection. Par ailleurs, toujours demander à l’étudiant en argu s’il rencontre un souci que l’on peut régler. Ça arrive rarement, mais nous fait bien voir.


- L’étudiant « jour du vote » n’a aucune info sur ce qui s’est fait depuis deux ans. C’est donc le triomphe de la mauvaise fois dans les argus : si on vous attaque sur le nombre de fois où vous avez siégés, dites que vous êtes étonnés car la majorité des élus siège pour vous, et embrayez sur vos propositions. Un concurrent qui vous harcèle sur l’assiduité des élus quand vous niez et parlez de votre programme agace l’étudiant « jour du vote ».


- L’étudiant « jour du vote » risque de vous demander pourquoi il n’a pas entendu parler des élections. Il faut dire que c’est la faute de l’université, qui n’a pas intérêt à ce que les étudiants puissent trop se plaindre. L’étudiant lambda a toujours des problèmes administratifs divers et ne pourra que vous donner raison. Dites que vous voulez changer les choses là-dessus.


- L’étudiant « jour du vote » que vous voyez sans les autres forces et à qui vous déroulez bien votre argu ira voter pour vous et vous le dira. Face à l’argument « je me renseigne d’abord sur les autres forces », dites lui que l’UNEF justement fait l’effort de voir les étudiants pour leur expliquer ces enjeux. Et qu’il est donc légitime de voter pour nous plutôt que de s’abstenir, ce qui donne plus de pouvoir à l’administration.


- L’étudiant « jour du vote » que vous voyez avec d’autres forces ne sera pas motivé par vos oppositions. Du coup, pour sortir gagnant auprès de lui, le plus cohérent est de défendre le programme de l’UNEF et de s’y tenir sans attaquer les autres. Toutefois, en cas d’attaque, l’on peut réagir pour déstabiliser l’adversaire, mais sans oublier de revenir à l’argu !


Restez toujours aimables et avec le sourire, et sachez toujours où se trouve les bureaux de vote les plus proches pour renseignez les étudiants ! Si vous êtes en dispo de solidarité, renseignez vous sur les formations présentes là où vous faites campagnes pour dire que vous êtes étudiants du coin, ça passe mieux en général.



Pour l’argumentaire de campagne, tenez-vous en toujours à l’axe avec un objectif et son moyen de mis en œuvre : réussite de tous les étudiants avec la compensation annuelle, aide sociale plus justes avec une aide à la recherche du premier emploi et le dixième mois de bourse.


Les autres forces ont tendance, comme la FAGE où la Cé à faire un catalogue de propositions de vie du campus pour coordonnées. L’UNEF, de son côté, à un projet politique pour la réussite des étudiants qu’elle décline selon les besoins concrets de chaque université – rappeler le fait que compensation, rattrapages et tutorat sont différents partout. Il faut être clairs et montrer que l’on sait où l’on va. Avec un responsable de l’Afep face à un groupe d’étudiants pictaliens, je l’ai poussé à décliner tout son programme avec pèle mêle petits déjs gratuits pour les étudiants, organisation de soirées etc : les étudiants ne voyaient pas où il venait en venir, surtout que la majorité des étudiants ne profite pas de ces animations. La réussite des étudiants et l’aide sociale, par contre, ça parle à tous – pour autant que la déclinaison corresponde aux réalités locales !


2. La Confédération Etudiante

En dehors de quelques très vieux membres de leur bureau national, il n’y a plus d’anciens de l’UNEF dans la Cé. Inutile donc de les traiter de « traitres », cela ne les affectera pas. Par contre, eux risque de vous agresser car l’UNEF est leur premier concurrent, et on a une mauvaise réputation chez eux.

Au contraire, il ne faut pas être agressifs avec la Cé, car l’objectif doit être des les ramener chez nous, notamment ceux de la Rochelle par exemple. Les élections sont un bon moyen de prendre contact, c’est ce qui s’est fait avec Julia de Rennes par exemple. Il ne faut donc pas êtres agressifs avec eux, se présenter comme membres de la « TRS » (la plupart connaissent les tendances) et leur lancer quelques piques :

- Sur leur grand argument : depuis 20 ans l’unef est majoritaire et rien ne change, rappeler que dans les autres européens ce qui a changé c’est la hausse drastique des frais d’inscriptions et la sélection à la fac. Garder nos droits est en soi une victoire. Et embrayer sur le 10ème mois de bourse, le plan licence, le demi-tarif dans les transports en commun de plusieurs régions, le chèque santé …


- Sur leur projet d’insertion pro : rappeler que le nerf de la guerre c’est le financement de la recherche d’emploi qui coute très cher : déplacements pour les entretiens, envoi de cv et autres … et expliquer que le réseau des anciens est un gadget qui ne marche que si les étudiants d’un master en sont à l’initiative : ce ne sont pas les élus étudiants des grandes écoles qui les ont créés. Et du coup ça existe déjà là où les étudiants ont envie de se revoir.


- Sur l’aide sociale, demander lui s’il est salarié : le salariat étudiant est toujours une contrainte, et en plus il contribue au chômage des jeunes précaires qui pourraient utiliser ces boulots. Augmenter les aides sociales est la seule solution !


- Le vote Cé est très communautaire : ne laissez jamais un membre du BN black de la Cé seul avec des étudiants étrangers ou en cité U, il les fera voter sur l’argu très simple de la défense des intérêts des étrangers par les étrangers … malheureusement, ça marche très bien pour eux – c’est d’ailleurs ce qui leur permet de survivre.


3. La FAGE et consorts (fé2a à Angers, AFEP à Poitiers, etc …)

Les réseaux d’associations étudiantes essayent de se légitimer via l’organisation de la vie étudiante du campus, par exemple avec des petits dejs avec l’AFEP à Poitiers. Ils sont de très mauvaise fois, mais du coup il est très possible de les coincer. Inutile d’y aller mollo avec eux, ce sont des droitiers corpos que l’on ne récupérera pas, vu qu’ils sont achetés par la droite :

- Quand ils critiquent le côté national de l’UNEF en vantant leur côté local, parlez des réalisations nationales de l’UNEF dues à son réseau d’élu que vous voulez mettre en place, comme le guichet unique des démarches administratives ou le dixième mois de bourse. Quand ils rétorqueront que c’est eux qui l’ont fait, demandez-leur avec quel orga, et comment celle-ci peut-elle être visible si chacune de ses prétendues composantes ont un nom différent ? L’UNEF se bat pour tirer toutes les universités vers le haut, par pour la concurrence entre les facs.


- Au sujet de leurs prétendues actions locales, dites que c’est très bien, mais demandez avec quoi ils les financent : le FSDIE ? C’est pas l’argent des étudiants ? Donc vous utiliser l’argent des étudiants pour vos actions ? Et d’enchaîner en disant que seule la cotisation des adhérents UNEF finance le syndicat. S’ils parlent de subventions publiques, dites que 80 % vont aux assos, qui pourtant ne représentent aux élections que 20 % des étudiants (chiffres grossis mais à peu près corrects). Est-ce normal ?


- Sur les liens politiques PS/UNEF, répliquer que l’UNEF étant la première organisation de jeunesse, plusieurs de ses membres sont engagés, du MODEM au PG, donc dans les partis progressistes, vu que l’UNEF est de gauche (je ne considère pas le modem de gauche, mais ça fait moins peur aux étudiants comme ça). Il n’y a pas de financement car cela est interdit et de toute façon l’UNEF est une asso à but non lucratif, mais cet engagement à permis à l’unef de gagner plusieurs victoires locales, comme le chèque santé, grâce à de meilleurs liens avec les élus. Par exemple, les œuvres sociales universitaires ont été créé en 1936 suite à un accord entre Jean Zay, ministre du Front Populaire, et le président de l’UNEF de l’époque, membre du PS


- L’UNEF et son histoire : quand certains membres de la FAGE vont diront que ce sont les assos qui sont plus vieilles que l’unef qui était apolitique à ses débuts – c’est vrai par ailleurs -, répondez que quand l’unef à fêter ses cent ans en 2007, personne ne l’a contesté et tous les candidats aux présidentielles ont répondu à l’appel de l’orga. Même chose sur l’appartenance de Le Pen à l’UNEF apolitique : bien évidemment nier (on ne va pas expliquer aux étudiants l’histoire du syndicat) en trouvant ridicule d’imaginer que le syndicat qui a lancé le festival étudiant contre le racisme puisse avoir un lien avec l’extrême droite …


- A propos de l’association à but non lucratif, demander pourquoi la FAGE, coordinatrice nationale des associatifs, à son siège à Paris comme toutes les autres orgas étudiantes mais ses statuts à Strasbourg ? Parce que le droit alsacien est le seul permettant à des assos de faire du profit ? Combien de permanents à la FAGE sont rémunérés grâce aux subventions publiques ? Aucun à l’UNEF, comme le prouve le rapport du commissariat au compte fait sur l’orga majoritaire et disponible sur Internet (c’est faux, mais l’étudiant ne mettra pas votre parole en doute).


De façon général, il faut répondre à leur mauvaise fois par de la mauvaise fois mieux placée, et surtout se concentrer sur nos idées et notre programme pour accrocher les étudiants.


4. L’UNI et le MET


TOUJOURS appeler les gens du MET « UNI » pour les mettre hors d’eux ! Sinon, pas grand-chose à dire sur eux sinon les renvoyer à chaque fois sur leur appartenance à la droite et leur soutien à Sarkozy. Se méfier de leur tendance au vote communautaire, comme la Cé.


Revendiquer que l’on est de gauche, mais apartisan est aussi important face à l’UNI, qui est directement pilotée par l’UMP et donc Sarkozy. Par ailleurs, plus ils s’excitent à dire aux étudiants qu’on est de gauche, plus on a de soutiens, surtout dans la période actuelle …


5. Sud et l’extrême gauche


Il n’existe pas de cohérence et de solidarité nationale entre l’extrême gauche étudiante, chaque groupe est donc spécifique à la fac où il est présent. On peut pour autant retenir les éléments suivants à rétorquer en élections, mais uniquement si ceux-ci nous attaquent. Comme pour la Cé, l’extrême gauche étudiante à vocation à travailler avec l’unef, ne serait-ce que sur la question des étudiants sans papiers, ce ne sont donc pas nos ennemis en principe (sauf quand ils ont leur cafet autogérée).


- Puisque dans les mouvements étudiants ils sont contre le dialogue avec l’administration universitaire, pourquoi se présenter à des élections étudiantes où ils cogèreront l’université sans renier leurs principes ou alors sans siéger ?


- En général leur campagne est très axée sur l’opposition aux réformes en cours, que proposent-ils au niveau local pour les étudiants qui justifie leur présentation aux listes ?


- Avec qui prévoient-ils de travailler une fois élus, profs comme étudiants, pour vraiment peser et ne pas être manipulés ?



Et après ça, on devrait leur faire confience ??????

Nicolas

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Re: Consignes de l'UNEF aux militants (CROUS 2010)

Messagepar remi » 07 Avr 2010, 17:27

:P Je suis déçu, ils ne parlent pas plus de nous?! :P :lol: :( Ils doivent avoir des fiches d'"argu" spécifiques à Toulouse et Lyon surement :)
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Re: Consignes de l'UNEF aux militants (CROUS 2010)

Messagepar chiesa » 12 Avr 2010, 21:29

Salut Nicolas
Je vient de lire les consignes de l'UNEF et je suis ok avec toi qu'il ne faut pas leurs faire confiance . A mon avis ce genre de consigne pour saboter les luttes n'est pas nouveaux , il me semble de mémoire, (il faudrait que je retrouve le texte. Si je le retrouve je le met) qu'était sorti lors de la lutte contre du CPE en 2006 un texte de l'UNEF qui donnait des consignes pour controler les AGs, pour empécher que les étudiants prennent en main leur lutte. A mon avis, vis à vis de c'est consignes qui sont un appel au sabotage de la lutte , on doit se rappeler les leçons de 2006 qui avait permis de contrecarrer les manoeuvres de l'UNEF

Chiesa. Lecteur de RévolutionInternationale . http://fr.internationalism.org/
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Re: Consignes de l'UNEF aux militants (CROUS 2010)

Messagepar remi » 12 Avr 2010, 21:49

Contrecarrer les manoeuvres de l'UNEF? Oui. En renforçant en premier lieu les organisations de lutte (comme la FSE par exemple :D ), en y militant avec une ligne de masse et de classe combattive. Qu'est-ce que nous a appris 2006? Pas plus que ce que nous a appris 2007 et 2008/09. Comment l'unef y a été marginalisé? Par une ligne de lutte que ce sont réappropriés les Assemblées Générales. C'est bien la lutte qui a contrecarré les sabotages de l'unef, et ce sera à l'avenir encore la lutte qui le fera. Dans la lutte, tout le monde voit le vrai visage capitulard de l'unef. :)
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Re: Consignes de l'UNEF aux militants (CROUS 2010)

Messagepar chiesa » 13 Avr 2010, 21:45

Voici le texte qui le a été reconnu très officiellement par le président de l'Unef dans Le Monde du 14 février 2007. En voici le contenu :

… Comment préparer une AG
ATTENTION : le nombre de personnes présentes à la 1ère AG dépend du nombre de personnes que vous aurez rappelé et donc de votre nombre de pétitions avec n° de tel. En gros si vous rappelez efficacement 1500 personnes vous aurez 150 personnes à l¹AG donc pas de précipitation une AG se prépare !

De même si vous avez plusieurs facs, n¹hésitez pas à centrer sur une seule pour après étendre le mouv¹ !
-Avoir fait une information massive sur le CPE, il faut donc faire campagne largement avant la tenue de l¹AG

La journée type où l¹on apparaît en tant qu¹UNEF, c¹est très important !
- Diff à 7h45
- Coller partout l¹affiche accompagnée d¹un bandeau local avec date de l¹AG
- Tenue de tables
- Interv en amphi avec diff massive à l¹entrée du tract (+ flyer AG) et circulation de pétition. C¹est ce qui permet de toucher le plus de monde et donc d¹avoir des AG massives
- Passage en cité U (porte à porte)
- Rappels + taper fichier tous les soirs à partir de 18h

Il faut en plus :
- Le week-end qui précède l¹AG : faire des rappels massifs : adhérents, contacts pétition
- LUNDI : organiser le Collectif d¹AGE avec les plus motivés que vous avez rencontrés. Ce collectif doit être : préparé (répartition des interv, préparer un point d¹analyse en amont), dynamique (plusieurs personnes doivent prendre la parole), efficace (prévoir un planning militant à l¹avance sur lequel les gens peuvent s¹inscrire) et concret (fixer avec les étudiants une date de 1ère AG d¹information).
- Le soir qui précède le jour de tenue d¹AG : envoyer un texto à tous les numéros de portables récoltés à programmer pour le lendemain matin 10h.
-La fac doit avoir un aspect de mouv¹ : affiche partout, banderolle, etc
-Le soir qui précède faire une réunion spéciale préparation de l¹AG avec les camarades pour se répartir les rôles, les interv¹, l¹ODJ (voir organisation de l¹AG) uniquement avec les cadres et cadres intermédiaires.
… Comment organiser une assemblée générale
Les différents éléments d¹une AG :
-la tribune
-l¹ordre du jour
- l¹assemblée en elle même
C¹est éléments ont une importance différentes en fonction des autres forces présentes. Ils varieront donc en fonction (gauchistes veulent être ou non à la tribune, autres mobilisation qui se font en parrallèle)

- la tribune :
La tribune sert à éviter que les AG soient trop bordéliques. Elle est un outil technique important pour le bon déroulement de l¹AG, il faut donc la maîtriser parfaitement. Sa fonction est d¹organiser les débats. Il faut donc absolument que l¹UNEF y soit représentée et même majoritaire si possible. Elle peut être composée de 3 personnes aux taches différentes :

* Le président de séance : le mieux c¹est que ce soit la personne de l¹UNEF.
Il lance le débat en introduisant les différents points à l¹ordre du jour et distribue la parole. Il doit gérer l¹AG ( énervement, confusion, enthousiasme, longueurs ) et rythmer le déroulement de celle ci. Sa fonction la plus difficile est d¹essayer tout au long de l¹AG de récapituler les
différents points de vue et de formuler des propositions. Quand cela est nécessaire il doit aussi faire passer aux votes sur des propositions claires.

Il est fondamental que cette personne sache s¹imposer, qu¹elle est un sens "politique " de la situation, qu¹elle sache où elle veut arriver à la fin de l¹AG, qu¹elle connaisse parfaitement la tête de toutes les autres forces,
qu¹elle soit assez intelligente pour gérer une liste d¹inscrits. (limiter dès le début le temps d¹interv¹ pour tous et intercaler un mec UNEF et autres forces mais sans que cela soit visible)

* Les 2 preneurs de notes : il faut mieux qu¹il y en ait un des deux qui soit de l¹UNEF Ils prennent en notes les débats propositions et décisions de l¹AG qui seront ensuite proposées par le président de séance

Pour aider, le camarade qui tient la présidence, il faut absolument un ou deux cadres qui soient chargés de gérer la salle, faire intervenir les camarades pour que l¹UNEF ou des proches UNEF interviennent dans notre sens, aller parler aux gauchistes ou droitiers pour les occuper et minimiser leur prise de parole, gérer tout événement perturbateur puisque celui qui est à la tribune ne peut pas le faire.

Il faut aussi un camarade qui soit en charge spécifiquement de faire passer une feuille de présence pour récupérer les coordonnées. Il ne doit pas quitter la feuille des yeux et la récupérer obligatoirement à la fin. Ces contacts sont la chose la plus précieuse de l¹AG.

- l¹ordre du jour
Afin que l¹AG soit bien organisée, il est utile de proposer un ordre du jour. Il faut toujours commencer par un point sur le projet CPE et ces conséquences pour les jeunes et les salariés (Cela permet que si de nouvelles personnes viennent à chaque AG elles soient informées et donc capables d¹en parler après autour d¹elle). Il faut toujours faire un point sur l¹état de la mobilisation (sur la fac et ailleurs) et le calendrier.

L¹ordre du jour doit être inscrit au tableau et les points rayés au fur et à mesure de leur traitement.

- l¹assemblée générale
Une assemblée est toujours longue. C¹est une chose que l¹on ne pratique pas souvent. Les débuts sont souvent chaotiques. C¹est pourquoi elle doit être organisée très en amont. Il faut se placer dans la salle non pas tous ensemble (bien au contraire) mais éparpillés dans l¹amphi pour discuter avec
les gens autour. Il faut avoir préparé des interventions des camarades en amont pour que l¹AG soit dynamique et que nos mots d¹ordre et rythmes passent dans l¹AG. Lorsque l¹on prend la parole il est important de s¹adresser avant tout à l¹AG et non pas à la tribune ce sont les étudiants
dans la salle qu¹il faut convaincre pas les autres forces.

Tous les documents d¹analyse doivent être présents à l¹AG

Attention , les gauchistes vont vouloir voter la grève le plus tôt possible. Lorsqu¹on vote la grève il faut pour voir l¹organiser, donc il faut que l¹AG soit massive. On ne vote pas la grève à 50 ni même à 300. Une prochaine fiche arrivera sur la gestion de la grève.
… Conseils pratiques pour organiser des commissions et des AG massives

Voici l¹ensemble des commissions qui peuvent être crées mais les deux plus importantes sont le comité de mobilisation et la presse. Dans l¹idéal la commission presse ne doit pas exister et c¹est l¹UNEF qui doit gérer cela mais si insistance bien mettre un mec de l¹UNEF dans cette
commission. Surtout ne jamais donner le fichier presse de l¹UNEF à qui que ce soit, seul le président ou le responsable presse doivent l¹avoir.

- Comité de mobilisation
Il coordonne les commissions et prépare les assemblées générales. Il peut notamment proposer un calendrier pour la semaine

-Commission Action
Elle propose au comité de mobillisation des actions (manifestations , occupations, évènements artistiquesŠ) qui seront ensuite votées par l¹AG, et les organise.

Cette commission s¹occupe donc de plusieurs groupes de travail :
- Confection de banderoles, pancartes, etc(confection)
- Commission chants / slogans
- Service d¹ordre et parcours des manifs
C¹est la commission dans laquelle s¹investissent le plus les gauchistes: il faut donc la blinder pour ne pas se retrouver avec des occupations.

- Commission Externe
Elle s¹occupe de diffuser l¹information à l¹extérieur de l¹université, et est donc divisée en sous groupes :
- Presse (plusieurs personnes peuvent s¹occuper d¹écrire les communiqués de presse qui doivent se terminer par le numéro du président d¹AGE, mais une seule doit être le référent auprès des journalistes)
- Lycées : organise l¹envoi de délégations dans les lycées pour y faire de l'information et appeler aux manifs, ce qui est essentiel car ce sont les lycéens qui permettent de rendre très massives les manifestations. Un tract spécifique doit être fait pour eux.

- Autres universités : envoi de délégations pour lancer la mobilisation dans les autres facs de la ville, quand c¹est nécessaire

- Commission interne
Elle gère l¹information et les actions à l¹intérieur de l¹université. Elle permet de centraliser toutes les informations et de les mettre à disposition
- Point information : Le point information doit être un point central de l¹université, vers lequel on renvoie tous les étudiants. Il met à disposition des étudiants : les tracts de l¹AG et des différentes organisations, les textes de loi, la revue de presse de la mobilisation. Il s'occupe de centraliser et d¹afficher les différents rendez-vous : comité d¹action, commissions, groupes de travail, actions et prochaine AG. Il peut organiser des amphis d¹informations

- Organisation des piquets de grève : lorsque les piquets de grève sont mis en place, un référent doit en permanence organiser la rotation sur les piquets. Des réunions avec les IATOS s¹occupant de la gestion des locaux et de la sécurité permettent de décider quelles portes sont fermées (par la fac ou par des tables et chaises) et quelles portes sont filtrées par les piquets de grève. Cette sous-commission peut également proposer à l¹AG une liste de filières qui ont le droit de faire cours (genre prépas concours)
- Caisse de mobilisation : Composée si possible d¹un militant de l¹UNEF et d¹un étudiant lambda (ce qui empêche que l'on accuse l¹UNEF de quoi que ce soit), elle s'occupe de récupérer de l¹argent pour la grève, et d'autoriser
les dépenses. Elle rend des comptes au comité de mobilisation

… Quelques conseils pratiques supplémentaires

- Si il y a d¹autres forces, l¹UNEF se met à disposition du mouvement et des étudiants quand elle estime que les revendications sont aussi les siennes.
Pas la peine d¹apparaître en tant qu¹UNEF absolument (autocollants), les étudiants savent que vous êtes à l¹UNEF. Par contre les militants de l¹UNEF doivent être toujours présents, faire des propositions.
- Les AG doivent débattre du CPE et pas de toutes les réformes gouvernementales ou du bonheur sur la terre, il faut axer nos interventions sur ce qui touche les étudiants
- Il faut donc voter des appels courts uniquement sur le CPE. S¹il y a d¹autres revendications, il faut les voter à part. L¹argument pour ne jamais élargir les mots d¹ordre c¹est de rester sur le plus petit dénominateur commun qui fait l¹unité de tous : le retrait du CPE.
- Les documents d¹analyse du CPE doivent être largement utilisés.
- Dans chaque ville universitaire, il faut qu¹il y ait un référent pour les étudiants mobilisés qui est à la tribune de l¹AG, c¹est le président de séance, celui qui va répondre à la presse..
- Dans les AG où des mobilisations sont votées où les étudiants sont très nombreux, il faut mettre en place des commissions (action, réflexion, extérieurŠ) qui préparent les AG.
- Si certains s'amusent à taper sur l¹UNEF, il faut en appeler à l'unité pour le retrait du CPE
… Exemple d¹appel court à faire voter quand une AG est très massive
" Nous, étudiants de XXXX, réunis en Assemblée Générale le XXXX, exigeons le retrait pur et simple du CPE
- Il permet de faire des jeunes un main d¹¦uvre corvéable et jetable en permettant que l¹employeur puisse licencier pendant deux ans sans motif quasiment sans préavis et sans indemnités les jeunes employés sous ce type de contrat
- Il empêche les jeunes de faire des projets d¹avenir (logement, naissance, prêt,...) et d¹organiser un parcours professionnel
- Il constitue un véritable cadeau aux grandes entreprises
- Il déréglemente entièrement le Code du Travail
- Il ne permettra pas de résoudre le chômage

Nous, étudiants de XXXX, refusons d¹être un main d¹oeuvre corvéable et jetables Nous exigeons le retrait pur et simple du CPE. En ce sens, nous appelons l¹ensemble de la communauté universitaire française et les salariés de ce pays à se mobiliser pour le retrait du Cpe et à participer aux actions allant dans ce sens "
+ rajouter appel à la manif ou autres AG en fonction

Edifiant aussi!!!

Autrement Rémi tu insiste sur les AG (assemnblée générale), je rajouterais ouverte à tous comme en 2006 . Moi aussi je suis d'accord avec toi pour dire que c'est important , car c'est l'endroit ou se décide la lutte, ceci dit je pense aussi que l'extension de la lutte est aussi primordiale. D'ailleurs en 2006 c'est cette tendance à l'extension de la lutte et notamment aux secteurs salariés qui a fait plier la bourgeoisie. Donc a mon avis la prise en main de la lutte doit se faire avec l'objectif de ne pas rester enfermer et d'envoyer des délégations massives aux entreprises proches .

Chiesa. Lecteur de révolution internationale. http://fr.internationalism.org/
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